Différence régime IR et régime IS pour profession libérale : comment faire le bon choix ?

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Lorsque vous créez votre entreprise libérale, le choix de votre régime fiscal est une décision stratégique. 🔑 Entre l’impôt sur le revenu (IR) et l’impôt sur les sociétés (IS), les différences sont nombreuses : mode d’imposition, fiscalité, rémunération, capacité d’investissement, transmission ou encore développement de votre activité…

Pour les professions libérales (médecins, chirurgiens-dentistes, pharmaciens, sages-femmes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes…), le choix entre l’IR et l’IS dépend du statut juridique de l’entreprise, du montant des bénéfices, de votre situation personnelle et de vos projets patrimoniaux. 💰

Découvrez les principales différences entre le régime IR et le régime IS, leurs avantages, leurs limites et les situations dans lesquelles chaque régime d’imposition est le plus pertinent.

IR ou IS : comment fonctionne chaque régime d’imposition ?

Le régime IR : l’impôt sur le revenu

 

Le régime de l’impôt sur le revenu (IR) est le régime fiscal applicable par défaut à de nombreuses entreprises individuelles (EI) et aux professionnels exerçant en BNC (Bénéfices Non Commerciaux).

👉🏼 Dans ce mode d’imposition :

  • Vous êtes imposé personnellement sur les bénéfices de votre activité.
  • Les bénéfices nets sont intégrés aux autres revenus de votre foyer fiscal.
  • Ils sont soumis au barème progressif de l’impôt sur le revenu, dont le taux peut atteindre 45%.
  • S’ajoutent les cotisations sociales calculées selon votre statut.

Autrement dit, même si vous ne retirez qu’une partie des bénéfices de votre entreprise, vous êtes imposé personnellement sur le résultat total. 

Mais, le régime IR présente plusieurs avantages ✅ :

  • Fonctionnement simple.
  • Peu de formalités comptables et fiscales.
  • Les déficits peuvent, sous certaines conditions, être imputés sur les autres revenus du foyer.
  • Particulièrement adapté lors du lancement d’une activité ou lorsque les bénéfices restent limités.

En revanche, lorsque les bénéfices augmentent, l’imposition peut rapidement devenir importante.

Le régime IS : l’impôt sur les sociétés

À l’inverse, le régime de l’impôt sur les sociétés (IS) concerne principalement les SELARL, SELAS, SELURL, SELASU ainsi que les SPFPL.

Dans ce régime fiscal :

  • Ce sont les sociétés qui sont soumises à l’impôt sur les bénéfices.
  • Le dirigeant n’est imposé que sur les sommes qu’il perçoit effectivement.

En 2026, les bénéfices sont soumis :

  • À 15 % jusqu’à 42 500 €, sous conditions.
  • Puis à 25 % au-delà.

Le dirigeant peut ensuite choisir la manière dont il se rémunère 💸 :

  • Salaire.
  • Rémunération de gérance ou de présidence.
  • Dividendes.

Cette souplesse constitue l’une des principales différences entre l’IR et l’IS.

Tableau des différences entre le régime IR et le régime IS pour comprendre les deux régimes fiscaux

 

IR (Impôt sur le revenu)

IS (Impôt sur les sociétés)

Personne imposée

L’entrepreneur

La société

Imposition des bénéfices

100 % des bénéfices

Bénéfices restant dans la société

Base imposable personnelle

Résultat total

Salaire + dividendes

Taux d’imposition

Barème progressif de l’impôt

15 % puis 25 %

Pilotage de la rémunération

Faible

Important

Investissement

Plus limité

Plus favorable

Déficits

Peuvent être imputés sous conditions

Restent dans la société

Fonctionnement

Plus simple

Plus structuré

Avec l’IS, vous pouvez ajuster votre rémunération chaque année selon vos besoins, votre situation familiale, ou vos projets. Cela ouvre des possibilités d’optimisation fiscale tout en restant conforme.

IR et IS : quelles différences sur l’imposition des bénéfices ?

La principale différence entre les deux régimes concerne l’imposition des bénéfices.

Sous le régime IR

Les bénéfices sont directement intégrés dans votre déclaration de revenus.

Vous êtes imposé sur le résultat comptable de votre activité, qu’il soit distribué ou non. 🤷🏻‍♀️

Ce fonctionnement peut entraîner une forte fiscalité lorsque les bénéfices augmentent.

Sous le régime IS

Avec l’IS, les bénéfices appartiennent juridiquement à la société. 🏢 Ils peuvent :

  • Être laissés dans l’entreprise.
  • Financer des investissements.
  • Servir au remboursement d’un emprunt.
  • Être distribués plus tard sous forme de dividendes.

Le dirigeant ne paie l’impôt sur le revenu que sur sa rémunération ou les dividendes effectivement perçus.

Différences de fiscalité : rémunération, dividendes et cotisations sociales

La fiscalité diffère également selon le mode de rémunération choisi.

Sous IR

Les bénéfices sont assimilés à votre revenu professionnel. Ils supportent :

  • L’impôt sur le revenu.
  • Les cotisations sociales.

👉🏼 Le montant retiré de votre compte professionnel n’a aucun impact sur votre imposition.

Sous IS

Le dirigeant dispose davantage de leviers. Il peut arbitrer entre :

  • Salaire.
  • Rémunération de gérance.
  • Dividendes.
  • Maintien des bénéfices dans la société.

👉🏼 Cette flexibilité permet d’optimiser la fiscalité selon votre situation personnelle, vos besoins de trésorerie ou vos projets patrimoniaux.

IR ou IS : quel impact sur votre entreprise ?

Le choix entre l’IR et l’IS influence directement le développement de votre entreprise. 📈 Avec le régime IS, il devient plus facile de :

  • Financer du matériel.
  • Recruter du personnel.
  • Constituer une trésorerie de sécurité.
  • Acheter les murs du cabinet.
  • Préparer la création d’une holding SPFPL.
  • Développer une stratégie patrimoniale.

À l’inverse, sous IR, une part importante des bénéfices peut être immédiatement absorbée par l’imposition.

Dans quels cas choisir entre l’IR et l’IS ?

Le choix entre l’IR et l’IS dépend principalement :

  • Du montant des bénéfices.
  • De votre catégorie d’activité.
  • De votre statut juridique.
  • De votre situation familiale.
  • De vos autres revenus.
  • De vos besoins personnels.
  • De vos projets d’investissement.
  • De votre stratégie de transmission.

De manière générale, le régime IR reste souvent adapté en début d’activité. Tandis que l’IS devient particulièrement pertinent dans certaines configurations professionnelles :

  • Vos bénéfices dépassent 70 000 € à 80 000 € par an,
  • Vous avez peu de besoins personnels immédiats,
  • Vous souhaitez investir ou transmettre votre activité,
  • Vous envisagez la création d’une SEL ou d’une SPFPL,
  • Vous êtes dans une logique de structuration patrimoniale en lien avec votre fonction de dirigeant.

Chaque situation mérite toutefois une étude personnalisée. 🧮

Quelles professions libérales peuvent opter pour l’IS ?

 

 

Toutes les professions ne peuvent pas choisir librement entre ces deux régimes.

Le passage à l’IS suppose généralement la création d’une Société d’Exercice Libéral (SEL). 🥼Sont notamment concernées :

  • Médecins.
  • Chirurgiens-dentistes.
  • Pharmaciens.
  • Sages-femmes.
  • Masseurs-kinésithérapeutes.
  • Infirmiers (sous certaines conditions).

Ces professions peuvent également créer une SPFPL, également soumise à l’impôt sur les sociétés.

À l’inverse, certaines professions libérales réglementées, comme les psychologues, les orthophonistes ou les ostéopathes, ne sont pas autorisés à accéder à l’IS et exercent principalement sous un statut soumis à l’IR.

Peut-on passer de l’IR à l’IS ?

Oui. ✅ Le passage de l’IR à l’IS intervient généralement lors de la création d’une SEL, d’une SELARL, d’une SELAS ou d’une autre société soumise à l’IS.

Cette évolution doit être préparée avec votre expert-comptable afin d’anticiper :

  • Les conséquences fiscales.
  • Les modalités de clôture de l’exercice.
  • Les incidences comptables.
  • Les impacts sur les cotisations sociales.
  • Le choix de la rémunération du dirigeant.

🚨 Une mauvaise anticipation peut entraîner des conséquences fiscales importantes.

Résumé : IR ou IS, comment faire le bon choix ?

Il n’existe pas de réponse universelle. ❌

Le régime IR convient souvent :

  • Aux débuts d’activité.
  • Lorsque les bénéfices restent limités.
  • Lorsque l’ensemble des revenus est consommé chaque année.

Le régime IS devient généralement plus intéressant lorsque :

  • Les bénéfices augmentent.
  • Vous souhaitez investir.
  • Vous préparez votre patrimoine professionnel.
  • Vous souhaitez piloter votre rémunération.
  • Vous envisagez la création d’une SEL ou d’une SPFPL.

👉 Le choix de votre régime fiscal doit toujours être réalisé en fonction de votre activité, de votre statut juridique et de vos objectifs patrimoniaux.

Vous hésitez entre le régime IR et le régime IS ? 🪄

Les experts Sydel Office accompagnent les professions libérales dans le choix entre l’IR et l’IS, la création de SEL ou de SPFPL, l’optimisation de la rémunération du dirigeant et la structuration fiscale de leur activité afin de sécuriser chaque étape de leur développement

FAQ – Différence régime IR et régime IS pour profession libérale

Avec le régime IR, l'entrepreneur est imposé personnellement sur les bénéfices de son activité. Avec le régime IS, c'est la société qui paie l'impôt sur les bénéfices, tandis que le dirigeant est imposé uniquement sur sa rémunération ou ses dividendes.

Il n'existe pas de seuil légal. En pratique, l'IS devient souvent pertinent lorsque les bénéfices dépassent environ 70 000 à 80 000 € par an et que le dirigeant ne retire pas l'intégralité des bénéfices.

Non. Le choix dépend notamment du statut juridique de l'entreprise. Pour accéder à l'IS, il est généralement nécessaire de créer une SEL (SELARL, SELAS…).

Non. Les dividendes concernent les sociétés soumises à l'IS. Sous le régime IR, les bénéfices sont directement imposés entre les mains du professionnel.

Oui, notamment lors de la transformation d'une entreprise individuelle en société d'exercice libéral. Cette opération nécessite une étude préalable afin d'en mesurer les conséquences fiscales, comptables et sociales.